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🇨🇲 Démissions en cascade, opportunisme ou sursaut patriotique?

À quelques mois de l’élection présidentielle de 2025, le paysage politique camerounais connaît une effervescence inédite. Plusieurs personnalités longtemps perçues comme des piliers du régime de Paul Biya

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À quelques mois de l’élection présidentielle de 2025, le paysage politique camerounais connaît une effervescence inédite. Plusieurs personnalités longtemps perçues comme des piliers du régime de Paul Biya — certains ayant occupé des postes ministériels clés — annoncent leur démission ou prennent publiquement leurs distances avec le gouvernement. Ces défections provoquent autant d’enthousiasme que de méfiance.

Des démissions en trompe-l’œil?

Pour une partie de l’opinion, ces départs relèvent plus de la manœuvre stratégique que du réveil de conscience :

Le facteur France: entre continuité et soupçons

La France reste perçue par une frange importante des Camerounais comme le parrain tutélaire du régime Biya. Depuis les indépendances, sa politique africaine est souvent jugée néocoloniale et conservatrice, privilégiant la stabilité au changement démocratique.

⚖Entre mémoire et vigilance : quelle attitude adopter ?

Le peuple camerounais — et en particulier les forces citoyennes et les mouvements sociaux — doit naviguer entre espoir et prudence :

Le piège pour l’opposition réelle

La vraie opposition — issue de la société civile, des jeunes mobilisés, des diasporas et des partis ayant souffert de l’arbitraire — court un risque réel de marginalisation si elle se laisse :

Enseignements du passé

Le Cameroun a déjà vu des figures de rupture trahir leur mandat une fois arrivées aux portes du pouvoir ou récupérées par le système. Le cas de certaines alliances post-électorales en 2018 ou les cooptations subites sont des leçons à méditer.

Conclusion : Le changement ne peut être une répétition déguisée

Le vrai changement ne viendra ni des salons diplomatiques, ni d’une manœuvre de repositionnement interne du régime. Il viendra:

À celles et ceux qui se lèvent pour un nouveau Cameroun, la vigilance reste la première arme. On ne construit pas l’avenir avec les ruines d’un passé non assumé.

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