Punta Cana,
Sous le soleil tendre, un jour d’embruns et de paix.
Mon corps,
Je t’écris enfin, sans honte, sans hâte, sans détour.
Ici, face à la mer, les pieds dans le sable chaud et le cœur dégagé des poids invisibles, je te regarde. Je te ressens. Je te reconnais.
Toi qui m’as portée, même quand je t’ignorais.
Toi qui as été la cible de mes jugements, alors que tu ne demandais qu’à respirer librement.
Toi qui gardes la mémoire de mes chutes, de mes joies, de mes maternités, de mes silences.
Tu es la maison qui ne m’a jamais abandonnée.
Aujourd’hui, je te célèbre.
Je bénis la rondeur de mes hanches, la douceur de mon ventre, la force tranquille de mes jambes.
Je remercie mes bras pour les étreintes offertes, mes yeux pour les paysages aimés, ma peau pour sa mémoire sensible.
Même mes cicatrices sont belles, car elles racontent mes renaissances.
Je ne veux plus te contraindre à des normes qui ne sont pas miennes.
Je ne veux plus t’épuiser à vouloir plaire à d’autres regards.
Ici, face à l’eau, je te jure fidélité.
Je te promets de t’aimer dans le mouvement et dans le repos.
De t’écouter. De te protéger. De te célébrer.
Merci d’être resté avec moi.
Merci de m’avoir menée jusqu’ici, où la mer me chuchote que je suis entière, vivante, et digne d’amour.
Je t’aime.
— Moi.

